Vélib'erator

J’ai testé pour vous : le fixie à Paris !


 

Par cette belle journée ensoleillée pendant que vous faites bronzette en manches courtes à votre terrasse de café, moi, vaillante blogueuse, toujours prête à se sacrifier pour la cause des parisiens avide de nouveautés : j’ai testé pour vous une après midi en fixie ! Et ce n’était pas gagné ! 

La tête aérée, les poumons rechargés me voilà troquant mon vélib’ contre un fixed gear, pignon fixe, fixie,… Appelez le comme vous voulez. Eh oui tout est possible !
A peine montée dessus je me suis dis que la légèreté du vélo était très agréable mais, étant dans une pente, le vélo est partit sans moi, premier reflex : freiner ! Mais où sont les freins ?! Ca commence bien : pas de freins, et on fait comment si on veut s’arrêter ?

 

Explications d’une mordue de fixie, Tilly


 

Le pignon fixe c’est d’abord un état d’esprit : tu ne fais plus qu’un avec ta machine ! Parce que c’est toi qui contrôle ton vélo : avancer, reculer à la force de tes jambes.
Pour la petite histoire, les premiers fixies sont apparut chez les coursiers de New York et San Francisco, se faisant voler tout sur leur vélo (du phare aux paniers…), et cherchant toujours à aller plus vite : ils ont allégé les vélos au maximum, en se séparant des freins, des vitesses,…

Initialement conçu pour la course sur piste, le fixie est un vélo sur lequel le pignon est fixé à la roue, ce qui nous oblige à toujours pédaler pour faire tourner la roue. Le plus du pignon fixe est qu’il ne nécessite pas de système de freinage classique, ni de système de dérailleur, ce qui allège le vélo.

Les vélib’ comme les autres vélos fonctionnent en roue libre. C’est à dire une roue sur laquelle le pignon n’est pas fixe et permet de ne pas toujours pédaler pour continuer à avancer.
Contrairement au fixie, où le pignon est vissé à l’envers, par conséquent, on freine en dérapant (skid).

 




Le vocabulaire :

Skid : Cela consiste à bloquer la roue arrière avec ses jambes pour la faire déraper et se ralentir. Pour parvenir à skidder, il faut mettre tout son poids au dessus du guidon, concrètement venir coller le bas de son ventre sur le cintre. En allégeant le poids à l’arrière du pignon fixe on parvient ainsi à bloquer plus facilement la roue arrière.
Amis Vélibiens, je vous déconseille le skid, qui est une assez bonne pratique pour les débutants pour tomber, se coincer un bras, une jambe,…!

Skiper : action de faire un petit saut avec la roue arrière pour ralentir (moins traumatisant pour les jambes que le skide).


Infos pratiques :
Où s’en procurer :

Cyclope, 100 rue de la folie Méricourt 75011, Paris.
ADV Atelier Des Vélos, 91 Rue La Condamine 75017 Paris
Bicycle store, 17 Boulevard du Temple 75003 Paris


« Et si on s’offrait un vélo à 1000 euros,…
Mais ma chérie quand on aime on ne compte pas ! « 

 

Eh oui, le fixie est une discipline qui coûte cher… Avec ses faux airs d’objet de l’année, le design minimal du fixie est entièrement modulable, et personnalisable et c’est ce qui fait tout son charme. Facilement reconnaissable à leur mollet droit découvert, ou encore à leur cadenas U fièrement accroché à la ceinture, les « riders » portent également un sac de livreur… Le phénomène du pignon fixe, déjà fort de son microcosme « underground » ne cesse de se développer dans les milieux bobos et ça les marques l’ont bien compris.

Avis aux amateurs, si vous êtes passés chez Colette récemment  vous avez certainement vu le vélo créé par Pharrell Williams pour Domeau & Pérès. Eh oui, pour la modique somme de 20 000 €, Vous pouvez vous procurer cet exemplaire unique disponible également parmi un éventail de 26 couleurs ! L’originalité ça n’a pas de prix !

Le « Vélo » est exposé en vitrine chez Colette du 18 au 23 avril.
213 rue saint Honoré, 75001 Paris

Cette tendance n’est pas s’en rappeler que le fixie reste dangereux et à rider avec précaution si l’on ne veut pas qu’il devienne interdit sur les routes de la capitale !


Vélib’ VS Fixie : L’ultime combat !

 

Les principales différences :

 

Ce que j’ai retenu : tout ce que tu as l’habitude de faire avec ton vélib, eh bien avec un fixie (pignon fixe de son nom français) tu l’oublies ! Le vélib et le fixie sont deux choses complètement différentes, mais une ville en vélo c’est plus rigolo ! En effet, de plus en plus de personnes achètent leur propre vélo et ce grâce à Vélib’ qui a remis en selle un bon nombre de parisiens, augmentant ainsi le nombre de cyclistes à Paris. Et en plus si on réfléchit un peu écolo, cela contribue à préserver l’environnement parisien mais aussi à améliorer la sécurité des cyclistes car plus il y a des vélos dans les rues et plus les autres usagers y prêtent attention !

Bref, à Boboville ou à Paris, Le fixie et le vélib’ ont encore de longues journées devant eux parce que le phénomène court la capitale dans ces moindres recoins !

Ps : pour ceux que cela intéresse je ne me suis rien cassée et je n’ai embrassé le béton qu’une seule fois !