Vélib'erator

Maintenance et régulation : au cœur des ateliers JCDecaux

Ce mercredi après-midi, les membres du comité des usagers étaient conviés à une visite guidée des plus grands ateliers de JCDecaux (Cyclocity) pour le Vélib’, installés à Saint-Denis (93). Isabelle, Emmanuelle, Françoise, Elodie, Bernard et Pierre avaient fait le déplacement. Pendant deux heures, ils ont pu visiter tous les recoins du site et poser toutes leurs questions directement aux techniciens (qui nous ont fait un accueil chaleureux d’ailleurs) et à notre guide, Grégoire Maes, le directeur de l’exploitation Vélib’.

Travail en équipe

Les vélos placés devant les établis sont ceux en attente de réparation ou de contrôle une fois le travail fait, celui derrière l’établi est évidemment celui en cours de réparation. Les pièces détachées alignées le long du mur permettent aux techniciens de se servir en fonction de leurs besoins. De gros efforts ont été faits afin d’améliorer l’état général des vélos en circulation explique Grégoire Maes, directeur d’exploitation Vélib’. L’une des décisions a été d’instaurer un système de travail en équipe, les mécaniciens les plus expérimentés accompagnant les plus novices. Chaque vélo réparé est par ailleurs contrôlé par un technicien habilité à le faire pour vérifier que rien n’a été oublié.

1 000 vélos réparés toutes les semaines en atelier

Les représentants s’accordaient à dire que désormais l’état général des vélos en circulation est bien meilleur. Ces dames -Isabelle, Elodie et Emmanuelle- louent de plus le confort des selles Vélib’, bien supérieur à leurs expériences respectives sur des vélos de location ! Chacun a fait part des points qu’il vérifie pour choisir sa monture. Isabelle, après un coup d’œil général, s’assure que la tige de selle du Vélib’ n’a pas été trop graissée (un excès de zèle aujourd’hui réglé mais dont des vêtements clairs ont autrefois pâtis…) et que la sonnette fonctionne bien. En effet, les sonnettes ont été toutes changées car les anciens modèles ne supportaient pas la pluie… Nous sommes rentrés dans le détail des réparations et notamment les raisons pour lesquelles le changement de vitesses est parfois endommagé. Emmanuelle et Elodie se demandaient si les techniciens de terrain qui vérifient les vélos stationnés ont la possibilité de voir ce type de problème dont nous, usagers, ne nous rendons compte qu’une fois en selle. La réponse est oui ! Depuis le lancement du service, de nombreux changements ont été apportés aux vélos – cadre, fourche, sonnettes, paniers, etc. – et les améliorations continuent. Nous en sommes ainsi à la troisième génération de paniers. Environ 1000 vélos sont réparés en atelier toutes les semaines (le stock de pièces détachées est impressionnant!) en plus des réparations effectuées directement sur le terrain par les techniciens.

14 camionnettes et leur trio de techniciens

Les équipes mobiles sillonnent Paris à bord de leur camionnette par équipe de trois techniciens. Ils y chargent les pièces détachées dont ils ont besoin et les vélos nécessitant une réparation ou une maintenance trop lourde pour être effectuée sur place. Les techniciens à vélo signalent eux par téléphone au superviseur les vélos (numéro X, bornette Y, station Z) et les réparations lourdes à prévoir puis les bloquent soigneusement en station. Ils seront récupérés dans la journée pour être ramené en atelier. Certaines équipes sont spécialisées dans la récupération des vélos hors station, abandonnés ou repêchés. Les plus boueux ne sont pas forcément ceux qui finissent dans la benne des cadres de Vélib’ irrécupérables qui seront recyclés…

Régulation en temps réel

19 600 vélos sont en permanence en circulation. On dénombre au total le double de bornettes, soit à peu 40 000, un rapport qui doit être respecté. Au printemps, vous avez pu constater une saturation des stations dans certains quartiers de Paris. JCDecaux essayait d’injecter plus de vélos mais le constat a été clair : on ne peut modifier ce rapport. D’autres pistes sont à l’étude pour améliorer la régulation, le nouveau grand chantier pour Grégoire Maes après celui de la maintenance.

Le système d’information permet déjà de connaître en temps réel la situation : les petits points bleus signalent les stations vides, les points rouges les stations pleines et les points verts les stations à l’équilibre. Sans surprise à 16h mercredi, les stations vides sont celles sur les hauteurs. Par contre, la deuxième image montre le même état de la régulation mais en tenant compte de toutes les stations dans un rayon de 300 m. Les points rouges signalant les stations pleines sont alors bien moins nombreux : dans ce rayon de 300m vous pouvez trouvez une place disponible. Sur les hauteurs la question est plus complexe, il faut de courageux grimpeurs. A noter une bonne nouvelle : l’interface des bornes Vélib’ est en cours de modification pour être plus dynamique et permettre notamment de repérer plus facilement les stations alentour…

Pour améliorer la régulation, vos représentants ont soumis plusieurs idées à Grégoire Maes. Par exemple, celle d’installer des stations mobiles lors de grandes manifestations (le frein principal est celui du raccordement électrique de ces stations) ou encore celle, chère à Emmanuelle et Pierre, d’accorder des bonus à ceux qui font l’effort de chercher une station pleine ou vide pour participer à la régulation.

Affaire à suivre !