Vélib'erator
Sophie : médaille d’or de Vélib’ au féminin
Dans la continuité de notre série de portraits de champions de Vélib’, je vous propose de faire la connaissance de Sophie. Au classement général des plus fidèles utilisateurs de Vélib’, Sophie n’est pas sur le podium, mais c’est la première femme. Interviewé par Marion, Guillaume – le champion de l’année dernière – regrettait que ces dames ne soient pas assez représentées dans notre palmarès. En effet, en parcourant la liste des usagers les plus assidus, il faut arriver à la dix-huitième place pour qu’apparaisse un prénom féminin. Notre championne ne démérite pas pour autant : avec 4 426 locations en un an, elle devance tout de même bien des hommes…
A Vélib’ au quotidien
Lorsque j’annonce à Sophie qu’elle est la première femme de notre classement des utilisatrices les plus régulières de Vélib’, elle ne paraît pas surprise. « J’y avais déjà pensé », m’avoue-t-elle. « Je suis si souvent à Vélib’, et si je compare avec les gens autours de moi… ce n’est pas si étonnant ! ». Il faut dire que le Vélib’ est son moyen de locomotion exclusif – pour des petites courses, comme pour les longs trajets. A 47 ans, Sophie se définit comme « quelqu’un qui bouge beaucoup ». Elle a longtemps vécu dans le 9ème arrondissement et devait pédaler jusqu’au 15ème pour rejoindre son lieu de travail. A présent, elle a emménagé à proximité, et le Vélib’ ne lui est plus nécessaire pour s’y rendre. Elle l’utilise donc un peu moins, et a conscience qu’elle pourrait perdre sa première place sur le podium…
Adepte de la première heure, et jusqu’au bout des ongles
Pour autant, Sophie reste une utilisatrice convaincue. Avant l’arrivée du Vélib’ à Paris, elle se déplaçait à rollers. « Le vélo, c’est plus pratique. J’en avais un à moi, mais à force de dérailler et de crever sans savoir le réparer, j’avais laissé tomber. Avec le Vélib’, ces problèmes sont oubliés ». Sophie a adopté le Vélib’ en 2007 dès son retour de vacances, et depuis elle ne l’a plus lâché, faisant même quelques adeptes dans son entourage. « J’essaye toujours de joindre l’utile à l’agréable. Pour aller à Bastille par exemple, je traverse Paris et la promenade est vraiment agréable. J’ai aussi pris mes habitudes derrière Montparnasse, rue Vercingétorix. Un coin très sympa pour le Vélib’ ». Et côté forme, évidemment, les effets se font sentir. « Le Vélib’, c’est bon pour la culotte de cheval ! », assure Sophie.
L’enfer, c’est les autres…
Sophie est pleinement satisfaite du système. « Je pense que tous les utilisateurs réguliers le sont », ajoute- t-elle, comme une évidence. Les problèmes sont à chercher ailleurs. « Bien sûr, le vandalisme, mais il ne vient pas des usagers qui ont tout à y perdre ». Et effectivement, il est parfois difficile de trouver une place où déposer sa monture. Mais Sophie relativise, et prône la débrouillardise. La vraie bête noire de notre championne, ce sont les automobiliste. Elle m’avoue d’ailleurs être anti-voiture, et peste contre les mauvais conducteurs et leurs queues de poisson. « Il faut rester vigilant », conclut-elle. A moyen terme, Sophie rêve de grandes villes interdites aux voitures personnelles, où seuls les véhicules de location – électriques bien sûr – auraient droit de cité. Autolib’ est une idée qui l’emballe. « J’ai conscience que tout le monde ne peut pas se déplacer uniquement à Vélib’ », admet-t-elle.
A Paris exclusivement
« J’ai remarqué des systèmes de vélos partagés dans d’autres villes en province, où en Italie. Certains d’ailleurs sont très jolis. Par contre, je n’ai jamais osé les utiliser. En tant que touriste, c’est un peu plus compliqué ». Mais ce que Sophie aime par dessus tout sur nos Vélib’, ce sont les paniers, bien pratiques pour faire les courses. Un petit plus que certains des cousins du Vélib’ n’ont pas, et qui fait toute la différence !
Merci à Sophie d’avoir répondu à mes questions en toute simplicité. Souhaitons que le prochain palmarès des usagers les plus assidus soit mixte. Allez les filles, à vos Vélib’ !
Sur la photo : Sophie en compagnie de son fils, lui-même adepte du Vélib’. «Toute la famille est à Vélib’», m’explique-t-elle.
