Vélib'erator
Visite du centre de R&D de JCDecaux
Le Comité des usagers Vélib’ avait été invité à visiter le centre de recherche et développement de JCDecaux à Plaisir. Finalement, seuls Emmanuelle, Pierre et Pascale ont pu se libérer ce mercredi 18 mai après-midi.
Tout d’abord, la visite du site de l’entreprise, « très impressionnant » de l’avis de Pierre, qui a aussi été l’occasion de petites digressions sur l’histoire de l’entreprise, une visite du show-room et des immenses ateliers où sont conditionnées les grandes affiches que nous avons l’habitude de voir au coin des rues.
Notons qu’il s’agit d’un très gros centre de recherche (250 personnes y travaillent…) et qu’il y a notamment trois ingénieurs à temps plein dédiés à la recherche et au développement sur les systèmes de vélos en libre service comme le Vélib’. Vos représentants ont ainsi pu avoir un aperçu d’une borne… suédoise. En réalité, la moindre amélioration suggérée par le comité, me racontait Pierre, demande des heures de travail pour coder et transformer le logiciel. Mais le but de la réunion était bien sûr de parler Vélib’ !
Évolution des bornettes
Emmanuelle a apprécié assister aux tests en cours pour faire évoluer les bornettes et notamment le système de signalisation lumineux et sonore de raccrochage. Elle estime que l’évolution est positive, le signal lumineux est « plus marqué » et visible. Il s’agit encore de tests mais les équipes de JCDecaux travaillent en effet pour qu’il soit difficile de passer à côté d’un mauvais raccrochage. Améliorer cette signalisation pourrait, espère-t-on, diminuer les mauvais raccrochages et vols de vélos qui peuvent ensuite advenir. Rappelons que même lorsque l’on est pressé et habitué au système, il faut attendre que le voyant passe au vert…
Pour améliorer la régulation, il a été demandé si l’inactivité d’une bornette déclenchait une alerte. Elles peuvent être bloquées par des pattes de vélos arrachées des cadres et ainsi inutilisables pour reposer sa monture. Ce n’est pas le cas, seule l’inactivité prolongée d’un vélo déclenche des alertes. Cela étant, la tournée des réparateurs doit permettre de repérer ces dysfonctionnements. Emmanuelle a appris qu’il était possible d’associer à son pass Navigo un abonnement d’un jour ou d’une semaine : bien pratique pour éviter, y compris aux touristes, de faire la queue aux bornes et simplement retirer son vélo en faisant glisser son pass directement sur la bornette du vélo choisi… Une possibilité probablement pas suffisamment connue.
La nouvelle interface pour bientôt !
La nouvelle interface des bornes Vélib’ est en cours de finalisation et devrait bientôt vous séduire… La cartographie des rues et stations alentours prendra la totalité de l’espace de l’écran et permettra de naviguer plus facilement dans la carte. De même, la navigation a été repensée pour être plus intuitive, aller rapidement et facilement soit à la partie « s’abonner », soit à la partie « prendre un vélo ». Du côté des micros et haut-parleurs pour appeler directement Allo Vélib’ depuis la borne, ils sont bien réglés et vérifiés régulièrement, le principal soucis qui peut-être rencontré est le bruit ambiant parfois trop important dans certaines rues. A noter, quelques chiffres intéressants : la station la plus utilisée est celle installée Gare de Lyon et, côté régulation, 85% des vélos déposés le sont dans les 14eme, 18eme, 19eme et 20eme arrondissements de Paris.
Réflexions sur la régulation
Sur la régulation, il a beaucoup été question des informations que le système informatique était capable de récupérer et d’analyser. Des tournées plus aléatoires pourraient être organisées pour « casser » les routines des circuits de régulation et approvisionner différemment les stations. Les représentants ont notamment interrogé les équipes de JCDecaux sur la régulation le week-end et les tournées supplémentaires à imaginer notamment les vendredis soirs ou encore des stations en banlieue. Une internaute avait témoigné sur le blog de sa difficulté à trouver une place une fois arrivée à Nogent : elle avait alors été bloquée avec son vélo sur les bras loin de Paris.
Dans ces cas particuliers de stations aux limites du service Vélib’, la situation est en effet bien différente de celles des stations pleines dans le centre de Paris. JCDecaux s’est dit ouvert à discuter de solutions pour aller au-delà du simple quart d’heure supplémentaire pour trouver une autre station. Pour ceux qui en douteraient encore, les équipes de JCDecaux suivent d’ailleurs ce qui se dit sur le blog avec attention ![]()
Enfin, il a été question de programmer une nouvelle réunion avant cet été peut-être et cette fois-ci en soirée même s’il ne sera alors pas possible de découvrir les coulisses des ateliers et centres de recherche. A suivre !
